Une chapelle “désacralisée ” a été transformée en tripot/cabaret à  Laàs, Pyrénées-Atlantiques, par la volonté et la trahison d’un roitelet  local, maire de son état,  régnant sans coup férir  depuis des années  sur 6 km² et 140 habitants grâce  à ses intrigues locales, mixant habilement  verdeur, grossièreté  langagière  et comportementale ainsi que  revendications  “régionalistes ” assez typiques de nos régions du sud de la France.

Ce cabaret nommé  Fourmi Rouge en référence à une aide précieuse de restauration par les scouts – dont le dessein d’origine a été, à l’évidence,  trahi – affiche un spectacle de dames légèrement  vêtues  dans des chorégraphies sommaires dont les éléments  essentiels sont : voyeurisme , suggestions lubriques ,le tout pouvant être qualifié  de soft  porno digestible par tous les esprits tant soit peu égarés.

La presse locale nous informe que le ci-devant maire Jacques Pedehontàa ne compte pas s’arrêter là : “il prévoit, dans les prochaines semaines, d’ouvrir un “escape church” dans l’église de Laàs.”

Civitas, par l’intermédiaire de  sa section  des Pyrénées-Atlantiques et à l’initiative de son chef de section Eric TOUREH, a adressé au maire la lettre suivante – que MPI met à votre disposition – afin de faire cesser cette profanation qui ne dit pas son nom sous prétexte “artistique”.

Lettre ouverte à Monsieur Jacques PEDEHONTAA, maire de LAAS, Place de l’Hôtel de Ville, 64390 LAAS

Objet : NON à la transformation de la chapelle Saint-Barthélemy de Laàs en cabaret  

Le 24 avril 2023

Monsieur le Maire,

Le 11 mars 2023 a eu lieu une première représentation dans la chapelle St-Barthélemy de LAAS. S’agissait-il d’un concert de musique sacré, de pièces polyphoniques issues du riche répertoire liturgique catholique comme l’on s’y attendrait dans un tel lieu ? pas du tout, ce soir-là, la troupe de « La fourmi rouge » livrait au public et à un parterre de personnalités officielles locales sa revue « Gabrielle ».

Car oui, contre toute raison et tout usage habituel, cet édifice est devenu un lieu de divertissement au parfum de scandale, un cabaret.

La visite du site de la Fourmi rouge, contrairement aux affirmations de Madame Myriam DELCROIX , sa directrice artistique,  dans un récent article paru le 14 avril 2023 sur RTL, je cite : «  le ton est sexy chic, personne n’est dénudé sur scène » , ne laisse en fait aucun doute sur l’atmosphère quasi érotique de la revue-vedette du lieu « Gabrielle » : femmes très dévêtues, dans des postures lascives et provocantes sur un fond sonore assourdissant , portant corsets lacés en cuir noir et bas résilles, qui ne dépareraient pas dans des revues spécialisées. Des jeux de lumières habillent l’anatomie des danseuses dénudées.

Comment les Légatiens (dont il est dit qu’ils sont 80% à être opposés à la reconversion de la chapelle en cabaret), les habitants du Béarn et de bien d’autres régions, croyants ou non, ne seraient-ils pas scandalisés par ce que je n’hésite pas à appeler une ignoble profanation de ce lieu chargé d’histoire tant religieuse que profane ?

Mais, allez-vous m’opposer : « Cet édifice est désacralisé » : certes cette belle chapelle romane du XIIème siècle n’est plus dédiée au culte, mais elle n’en revêt pas moins un caractère sacré et digne, témoin de la dévotion séculaire de générations de fidèles, sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle.

Pourtant le déroulement de la restauration de ce petit joyau béarnais laissait entrevoir un avenir autrement plus digne : souvenez- vous, Monsieur le Maire, de votre enthousiasme à recevoir de 1997 à 2000 plus de 2 500 caravelles (Guides de France catholiques féminines) pour conduire un chantier exemplaire de rénovation du lieu « rebâtir une chapelle romane, ancienne église témoin et mémoire de l’histoire du village (…). Si Dieu le veut, nous en ferons un grand lieu culturel au service de LAAS et des Guides de France ». (Source : votre communiqué paru en 1999).

Qui aurait pu prévoir alors que le travail inspiré de ces jeunes filles, des artisans, avec l’appui généreux des habitants, ferait l’objet en 2023 d’une telle trahison ?

L’une d’elles, mère de famille, témoignait dans le quotidien SUD-OUEST du 8 mars 2023 et se disait choquée :« On nous aurait dit tout de suite ce qu’allait devenir la chapelle, on ne serait pas venues. Le maire avait promis dans un tract un lieu culturel. Le scoutisme porte des valeurs qui ne peuvent accepter la transformation d’une chapelle en lieu de débauche : je me suis clairement sentie trahie ». 

De son côté, le 11 août 2022, la Gazette du patrimoine titrait : » LAAS : actes de vandalisme à l’église et au cimetière ? non, un projet municipal ! ». Les Légatiens assistaient impuissants au saccage commis lors du chantier d’aménagement dudit cabaret : mur du cimetière éventré, bris d’une croix, creusement d’une fosse, destruction du caveau du caveau de la famille du propriétaire du château, destruction d’un petit autel de marbre blanc, construction d’un édicule en parpaings adossé aux murs centenaires (où était passé l’Architecte des Bâtiments de France ?).

La pétition lancée en septembre 2022 a recueilli plusieurs centaines de signatures et publié les commentaires outrés des protestataires béarnais, même incroyants : « Lamentable, honteux, révoltant, aucun respect : c’est abject. » ou bien : « Une église reste une église ». Une ancienne caravelle déplore « j’ai participé au chantier scout, et jamais il n’a été question de transformer la chapelle en cabaret et encore moins d’en profaner le cimetière pour installer des toilettes et une fosse septique au milieu des ossements des défunts ». De nombreux autres commentaires font tous part de leur indignation. Mais cet instrument d’une démocratie sans cesse vantée par les politiques n’a pas ébranlé votre détermination, votre obstination diraient certains, à accomplir ce forfait.

Toujours dans le quotidien régional SUD-OUEST, très consensuel d’ordinaire, le journaliste fait d’ailleurs part de son étonnement dans un article du 17 mars 2023 en écrivant : » La « principauté » de LAAS en Béarn vient d’inaugurer sa dernière excentricité : un cabaret au sein d’une chapelle du XIIème siècle. Un projet fou mené par le maire jusqu’au-boutiste, en dépit des oppositions ».

C’est pourquoi, en ma qualité de chef de la section départementale de CIVITAS, unique parti œuvrant à promouvoir et défendre l’identité nationale et chrétienne de la France en s’inspirant de la doctrine politique et sociale de l’Eglise, je vous prie instamment aujourd’hui de rester fidèle à vos engagements passés dans l’intérêt de vos administrés , peut-être même par prudence eu égard au caractère aventureux de cette affaire qu’il serait dommageable de voir portée devant les tribunaux , sans non plus négliger votre salut.

En espérant que vous prendrez mieux aujourd’hui la mesure du scandale causé chez vos administrés, chez vos anciennes partenaires des Guides de France et tous les amoureux du patrimoine béarnais, veuillez agréer, monsieur le Maire, l’assurance de mes salutations distinguées mais néanmoins vigilantes.

Civitas Pyrénées-Atlantiques

Eric TOUREH, Chef de la section CIVITAS des Pyrénées Atlantiques