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Désinformation institutionnelle sur la manifestation de CIVITAS
et poursuites engagées par CIVITAS contre les FEMEN
Depuis
dimanche soir, les dépêches tombent les unes après les autres se
recopiant les unes les autres : « dérapages » en marge de la
manifestation de CIVITAS alors que près de 20.000 personnes de tous
horizons ont manifesté dans le calme, la sérénité et la bonne humeur.
« Dérapages
verbaux », au motif que les arguments ou les slogans entendus ne
conviendraient pas à certains journalistes et politiques, sourcilleux
gardiens de la liberté d’expression à sens unique. Cette première
désinformation est inquiétante pour les vrais défenseurs de la liberté :
il s’agit en réalité d’une tentative d’intimidation visant à
n’approuver la liberté d’expression que lorsqu’elle est conforme aux
diktats des faiseurs d’opinion et du gouvernement socialiste. A cet
égard, il est inquiétant que, dans une démocratie digne de ce nom, un
ministre en exercice, en l’espèce Madame Najat VALLAUD-BELKACEM,
distribue par voie de communiqués successifs, les brevets de conformité à
ce qui doit être dit par les opposants à son projet funeste, que ce
soient ceux des manifestations de samedi ou de dimanche.
De
nombreux politiciens osent même réclamer une dissolution de CIVITAS
pour on ne sait quels motifs : il est certain qu’il est plus simple
d’empêcher un opposant de parler, ce qui en dit long sur l’état d’esprit
de ceux qui n’admettent la liberté d’expression que définie par eux. Il
s’agit de pures agitations politiciennes.
« Dérapages
physiques » : la quasi-unanimité journalistique, à de rares exceptions,
a titré sur les dérapages physiques et la violence dont auraient fait
preuve des « intégristes » « en marge de la manifestation de CIVITAS ».
Les médias ont également repris sans discernement les propos de la
militante homosexuelle Caroline FOUREST qui tweetait depuis le fourgon
dans lequel elle semble avoir été interpellée. A l’entendre, les jeunes
filles victimes de la « violence intégriste » étaient juste venues
contremanifester gentiment déguisées en nonnes.
La réalité est radicalement différente :
- Les
jeunes filles en questions appartiennent au groupe les FEMEN d’origine
ukrainienne, groupe interdit en Ukraine, financé par un
milliardaire allemand ; elles sont venues contre-manifester illégalement
puisque sans déclaration préalable, avec virulence, en portant un voile
de religieuse sur la tête, les seins nus, certaines en
porte-jarretelles, avec des expressions injurieuses écrites sur la
poitrine (« fuck God », « fuck church », « Saint-esprit étroit »,
« Marie marions-nous », « occupe-toi de ton cul »), pour attaquer les
manifestants de CIVITAS -dont des enfants qui ont été extrêmement
choqués- en les aspergeant de gazs fumigènes contenus dans des aérosols
mentionnant en Anglais « Saint sperme » et « sperme de Jésus » ! Une
photo en témoigne : un enfant dans sa poussette a été directement visé
par un jet de gaz de l’une des FEMEN !
- Contrairement
à ce que prétendent certains médias et politiques, aucun membre de
l’organisation de CIVITAS ne s’est rendu coupable de la moindre violence
envers ces FEMEN. Les policiers ont informé les responsables de CIVITAS
que seuls avaient été interpellés quatre individus sans rapport avec
CIVITAS et que rien ne pouvait être reproché à CIVITAS. A l’inverse, le
service d’ordre de CIVITAS a été exemplaire puisqu’il a pu bloquer les
FEMEN sans user de violence pour les empêcher d’avancer plus avant dans
la manifestation et continuer à agresser les participants et à s’exhiber
notamment devant des enfants. Les FEMEN font malheureusement peu de cas
de l’innocence des nombreux enfants qui ont été violentés et qui ont
été très choqués par leur attaque, leurs tenues et leurs slogans.
Aucune
violence ni provocation n’est acceptable et c’est pourquoi CIVITAS
annonce que son avocat est en train de porter plainte auprès du
procureur de la république contre les membres parfaitement identifiables
des FEMEN, qui se sont rendus coupables d’exhibitions sexuelles
notamment à la vue d’enfants (article 222-32 du code pénal), diffusion
de message à caractère violent ou de nature à porter gravement atteinte à
la dignité humaine et susceptibles d’être vus par des mineurs (article
227-24 du code pénal), violences en réunion et avec armes (article
222-13 du code pénal) y compris contre des enfants, entrave concertée à
la liberté de manifestation par menaces, violences et voies de fait
(article 431-1 du code pénal) ainsi que pour injures envers CIVITAS et
les manifestants en raison de leur appartenance à la religion catholique
ainsi que les messages écrits sur leur poitrine et les aérosols
utilisés le démontrent aisément (article 33 alinéa 3 de la loi du 29
juillet 1881).
Que
les positions de CIVITAS soient discutées, c’est la liberté
d’expression qui le veut. Mais que pour éluder le débat de fond sur un
sujet aussi grave que le mariage et l’adoption homosexuels et que pour
éclipser la formidable mobilisation des Français de samedi et dimanche,
il soit procédé aux habituels procédés dialectiques de désinformation,
de diabolisation et d’amalgame, cela n’est pas acceptable. CIVITAS
indique donc qu’elle entendra poursuivre devant les tribunaux tout
propos diffamatoire, injurieux ou provocant à la discrimination, à la
haine ou à la violence à son endroit ou à l’encontre de ses membres.
Alain Escada,
Président de CIVITAS
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