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Les 300 députés socialistes, Verts et divers gauche qui représentent 25
% du corps électoral, sont décidés à mettre à bas une institution aussi
ancienne que l’humanité, commune à toutes les civilisations et à toutes
les religions. Un aréopage d’idéologues veut procéder, selon les dires
de Christiane Taubira, Garde des Sceaux, à "une réforme de civilisation"
pour complaire à une minorité qui place le désir d’enfants au-dessus
des droits de l’enfant. Effectivement remplacer les termes père et mère
par parent 1 et parent 2 est tout sauf anodin.
Dans Evangelium Vitæ (§ 72), Jean-Paul II avait déjà rappelé que "la valeur de la démocratie se maintient ou disparaît en fonction des valeurs qu’elle incarne et promeut
(…) Le fondement de ces valeurs ne peut se trouver dans des "majorités"
d’opinion provisoires et fluctuantes, mais seulement dans la
reconnaissance d’une loi morale objective qui, en tant que "loi
naturelle" inscrite dans le cœur de l’homme, est une référence normative
pour la loi civile elle-même (…) Si donc il arrive aux
dirigeants d’édicter des lois (…) contraires à cet ordre moral et par
conséquent à la volonté divine, ces dispositions ne peuvent obliger en
conscience. Bien plus, en pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même
et dégénère en oppression." Nous y sommes de manière tout à
fait explicite lorsque Mme Taubira, toujours elle, menace les maires
qui en appellent à l’objection de conscience face à ce déni manifeste de
la loi naturelle d’être suspendus ou révoqués.
Contre ce "totalitarisme larvé ou sournois" (Evangelium Vitæ, §
101) qui va, de plus, contre l’avis des représentants du pays réel :
autorités religieuses, associations familiales (UNAF), de nombreux
maires de France… la résistance est aujourd’hui le plus sacré des
devoirs. L’exemple des manifestations de 1984, qui virent le
gouvernement socialiste, largement majoritaire à l’Assemblée Nationale,
reculer face à l’opposition des parents, peut nous servir d’exemple.
Dans l’unité de but, qui n’est pas l’uniformité des initiatives, Renaissance Catholique appelle tous ses adhérents et sympathisants à poursuivre le "harcèlement démocratique"
et la sensibilisation des élus, des responsables de la société civile
et de l’opinion publique en participant massivement aux manifestations
et réunions organisées pour la famille et contre le mariage homosexuel.
Renaissance Catholique s’est tout particulièrement associée avec onze autres associations à la manifestation
qui, le 18 novembre prochain, partira à 14 h 30 du ministère de la
Famille (14 avenue Duquesne, Paris 7 - M° École militaire, Ségur,
Cambronne, St-François-Xavier) pour se rendre à l’Assemblée Nationale. Nous vous y attendons très nombreux pour soutenir les droits de Dieu et de la famille contre la démocratie totalitaire et la "dictature du relativisme" (Benoît XVI)."