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NON au mariage gay - réponse du sénateur Gournac Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par CIVITAS   
09-11-2012

"Mariage" gay ? La réponse du sénateur Gournac à "La Lettre aux élus"

ALAINGOURNAC.jpgLe Sénateur Alain Gournac répond à La Lettre aux élus publiée par l'institut CIVITAS et consacrée cette fois au projet gouvernemental d'ouverture du droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels.

Madame, Monsieur

 J’ai bien reçu le courriel par lequel vous me faites part de vos vives inquiétudes relatives au projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe et vous en remercie.

Sachez que vos inquiétudes sont totalement les miennes et que, comme vous, je souhaite qu’un débat national puisse s’ouvrir sur le sujet avant la rédaction d’un texte et son dépôt sur le bureau du Parlement.

Que seul le mariage puisse être dispensé de la parité quand notre société s’efforce de la promouvoir partout ailleurs, est un comble. Une parité bonne pour tous, sauf pour l’enfant. C’est le monde à l’envers.

Un certain nombre de spécialistes se sont déjà exprimés par voie de presse pour alerter l’opinion publique sur ce coup de boutoir qui ébranlerait notre société. Leurs déclarations pour importantes qu’elles soient sont insuffisantes. Il faut une mobilisation générale des Françaises et des Français pour la convocation d’Etats généraux sur la famille et le mariage.

Vous êtes déjà nombreux à participer à cette mobilisation et ne peux que m’en réjouir.

Afin que les choses soient claires, sachez que je m’opposerai avec la plus grande fermeté à cette ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

J’estime que la quantité des situations de fait ne doit en rien nous impressionner et nous dicter le droit. Celui-ci doit en effet conserver son fondement dans la qualité de notre réflexion et de nos analyses.

Sans doute vous souvenez-vous des déclarations d’Elisabeth Guigou, Garde des sceaux du Gouvernement Jospin, lors du débat sur le PACS auquel j’étais présent : « Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir en face de lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. […] Je n’ignore pas le procès d’intention sur un éventuel "après" de cette proposition qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait "une valise à double fond". Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande qui fait croire que ce texte cacherait autre chose […] est inacceptable. »

Le droit de l’enfant à son plein épanouissement est bien entendu supérieur au droit à l’enfant.  Aussi doit-il être défendu avec acharnement contre ceux qui veulent l’ignorer.

Mais ne soyons pas dupes ! Le rappel des déclarations de l’ancien Garde des sceaux en totale contradiction avec celles de son successeur, Christiane Taubira, est la preuve flagrante qu’un combat plus fondamental se joue en profondeur : après le PACS, l’argument du droit à l’enfant est un cheval de Troie (version grecque de "la valise à double fond") que le Gouvernement, prisonnier de certains groupes de pression, construit contre le mariage en tant qu’institution par laquelle un homme et une femme s'unissent pour vivre en commun et fonder une famille.

Ce qui est recherché dans cette affaire n’est pas, quoi qu’en disent certains porte-parole de ces groupes, une équivalence des droits mais une relativisation des valeurs fondatrices de notre société, cette relativisation n’étant bien entendu que la programmation de leur extinction.

Bien des choses pourraient encore être dites et elles le seront lors des débats au Parlement. Il faut toutefois qu’elles puissent l’être, en amont, lors de ce grand débat national qu’avec vous je souhaite.

Vous pouvez compter sur mon engagement total pour empêcher ce qui porterait gravement atteinte à la famille. Elle est le fondement sur lequel notre société à l’équilibre toujours précaire peut encore prendre appui. Personne n’a le droit d’y toucher. Tout le monde a le devoir de la défendre et de la consolider.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Alain GOURNAC

Sénateur des Yvelines

 
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