Dès que Denis Dragon et Serge Danjou ont appris que Pérenchies
était la première commune à voter la délibération concernant l'instauration d'un
périmètre d'usage de consommation exceptionnelle qui permettrait aux commerces
d'ouvrir le dimanche, ils sont montés au créneau. En tant que membres de
Civitas, association de laïcs catholiques, ils expliquent leur point de vue. PAR
CATHERINE QUÉTELARD
armentieres@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX
Présentez-nous votre association Civitas... « On veut agir dans
le domaine de la cité pour mettre en oeuvre la doctrine sociale de l'Église.
Nous sommes des catholiques nous voulons que la politique soit inspirée par la
parole du Christ nous voulons agir en vue du bien commun, surtout à l'échelon
local (certains sont conseillers municipaux), tenir compte de la justice
sociale. »
Vous êtes nombreux ? « (...) une quinzaine dans la région (Denis
Dragon est délégué régional et Serge Danjou s'occupe des aspects
juridiques). » D. D. : « Des petits mouvements qui peuvent
mutualiser. » S. D. « Le levain de la pâte. » D. D. « L'idée
de bien commun. » S. D. « Qui n'est pas la somme des intérêts
particuliers. »
Vous combattez le travail du dimanche... « C'est le principe du
repos dominical qui est remis en cause. Le dimanche, c'est le seul jour où les
personnes font autre chose que gagner de l'argent on se retrouve pour un match,
l'harmonie municipale... C'est important pour l'équilibre social une mère de
famille n'a plus l'occasion de voir ses enfants, son mari... »
Si votre patron vous le demandait, vous refuseriez ? D. D. :
« J'ai six enfants, je travaille dans la banque, je suis catholique, je
veux avoir la liberté de suivre les offices religieux. »
Vous dites : une loi contre la nature humaine... S. D. : « Le
septième jour Dieu s'est reposé, il nous invite à... Il nous commande faire de
même. »
Vous dites : une loi contre l'identité de la France... « Avant,
il y avait une symbiose entre la religion catholique et la société c'est
défendre l'histoire de la France. »
Quels sont vos moyens ? Dans votre tract vous faites appel aux
dons... « C'est pour imprimer ces choses (les tracts). On n'est pas
riches. On est attentif à l'actualité. Quand on a vu l'article du journal, le
lendemain on a envoyé une lettre au maire. Samedi, on a été sur la place du
marché on a rencontré les petits commerçants, une dizaine, on va aller les
revoir on a écrit à tous les conseillers municipaux. » •