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Quand les radars
autoroutiers sont l’occasion de parler de l’avortement…
Lettre d’un membre de Civitas à un de ses amis qui lui vantait la
politique du gouvernement en sécurité routière
Mon
cher Jacques,
Tu me dis que réduire le score de 4000 morts par an
sur les routes françaises est un enjeu démocratique qui ne supporte aucun
laxisme.
Fort bien. Cependant je m’étonne du contraste
entre ces mesures peut-être nécessaires pour protéger la vie de l’automobiliste
et l’absence de mesures de ce même gouvernement pour protéger une autre vie,
celle de l’enfant à naître…
En effet, dans le même temps, ces politiques si
vertueusement attachés à protéger la vie humaine (même celle des casseurs,
preneurs d’otages, détrousseurs, criminels, dealers, trafiquants, ivrognes, violeurs,
proxénètes, pornocrates, etc.) maintiennent intact le tabou selon lequel
on a le droit de tuer volontairement les enfants avant leur naissance
(sûrement plus innocents que les automobilistes).
Attention, il ne s’agit pas de 4000 morts / an.
Bilan pour la France : 120 000 bébés avortés, reconnus et remboursés
par la Sécu + les effets abortifs du RU 486 + ceux du stérilet + ceux de la
pilule du lendemain, + les avortements dits ‘thérapeutiques’, + les
avortements clandestins. Total estimé par le Dr Gillaizeau Amiot, gynécologue,
ancien membre du Conseil de l’Ordre des médecins à Bordeaux : 300 000 à
400 000 / an. En 33 ans, la loi Veil a légalisé le meurtre de plus de
200 000 x 33, soit plus de 6 millions de morts (bien plus que la Shoa) sans berceau, sans baptême,
sans carte d’identité, sans sépulture, sans cérémonie du souvenir, sans
monument commémoratif, sans porte parole ministériel, sans syndicat
représentatif.
Une part de ces avortés termine son existence
avec les autres déchets, dans les incinérateurs des hôpitaux. Une autre part
sert aux bricolages de la recherche génétique sur les cellules-souches
embryonnaires. Une autre est récupérée pour fabriquer des cosmétiques.
Couronnement de l’opération : ceux qui, comme le Dr Dor (médecin
embryologiste) veulent s’opposer activement à ce massacre des enfants innocents
sont passibles de la taule par les vertus de la loi Neiertz.
Regardons les choses comme elles sont :
l’avortement est un acte de barbarie d’autant plus grave qu’il implique la
complicité de la mère ainsi détournée de l’affection naturelle pour le petit
qu’elle porte. Les médecins constatent les troubles psychologiques et moraux
graves post-avortements : c’est encore le tabou. Les prétextes de cette
abomination ne manquent pas : liberté de la mère de disposer de son corps
(pourtant l’enfant est distinct d’elle-même), pression sociologique du milieu,
difficultés de la vie, incommodité de la femme enceinte, risque de malformation
du fœtus, voire la gène d’une naissance proche de la période de vacances. Tous
arguments qui sont bâtis sur l’égoïsme. Comme le dit le Dr J.P. Dickès, autre
gynécologue, la doctrine du jour est : « un enfant si je veux,
quand je veux, comme je veux ». Au lieu d’encourager et aider les
futures mères à garder, soigner et éduquer leur enfant, nos politiques
organisent leur flingage. Leur logique des ‘droits de l’homme’ institue
le meurtre des enfants innocents et abolit la peine de mort pour les criminels.
Et ils nous font des leçons de morale fraternelle qu’ils appellent ‘républicaine’.
Le sang de ces innocents crie vers le Ciel : ‘ceux que Jupiter veut
perdre, il les rend fous ! ‘
Comme
pour d’autres génocides de notre passé, tu comprends que je ne marche pas dans
ce système, que je ne m’incline pas devant ce tabou, et que je le dise,
même à contre-temps … aux rescapés de l’avortement.
Mon
cher Jacques, je te renouvelle mes amicaux sentiments.
Adrien
Brotov
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