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Radars et avortements Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Adrien Brotov   
06-03-2008

Quand les radars autoroutiers sont l’occasion de parler de l’avortement…

Lettre d’un membre de Civitas à un de ses amis qui lui vantait la politique du gouvernement en sécurité routière

Mon cher Jacques,

 Tu me dis que réduire le score de 4000 morts par an sur les routes françaises est un enjeu démocratique qui ne supporte aucun laxisme.

 Fort bien. Cependant je m’étonne du contraste entre ces mesures peut-être nécessaires pour protéger la vie de l’automobiliste et l’absence de mesures de ce même gouvernement pour protéger une autre vie, celle de l’enfant à naître…

 En effet, dans le même temps, ces politiques si vertueusement attachés à protéger la vie humaine (même celle des casseurs, preneurs d’otages, détrousseurs, criminels, dealers, trafiquants, ivrognes, violeurs, proxénètes, pornocrates, etc.) maintiennent intact le tabou selon lequel on a le droit de tuer volontairement les enfants avant leur naissance (sûrement plus innocents que les automobilistes).

Attention, il ne s’agit pas de 4000 morts / an. Bilan pour la France : 120 000 bébés avortés, reconnus et remboursés par la Sécu + les effets abortifs du RU 486 + ceux du stérilet + ceux de la pilule du lendemain, + les avortements dits ‘thérapeutiques’, + les avortements clandestins. Total estimé par le Dr Gillaizeau Amiot, gynécologue, ancien membre du Conseil de l’Ordre des médecins à Bordeaux : 300 000 à 400 000 / an.  En 33 ans, la loi Veil a légalisé le meurtre de plus de 200 000 x 33, soit plus de 6 millions de morts (bien plus que la Shoa) sans berceau, sans baptême, sans carte d’identité, sans sépulture, sans cérémonie du souvenir, sans monument commémoratif, sans porte parole ministériel, sans syndicat représentatif.

        Une part de ces avortés termine son existence avec les autres déchets, dans les incinérateurs des hôpitaux. Une autre part sert aux bricolages de la recherche génétique sur les cellules-souches embryonnaires. Une autre est récupérée pour fabriquer des cosmétiques. Couronnement de l’opération : ceux qui, comme le Dr Dor (médecin embryologiste) veulent s’opposer activement à ce massacre des enfants innocents sont passibles de la taule par les vertus de la loi Neiertz. 

Regardons les choses comme elles sont : l’avortement est un acte de barbarie d’autant plus grave qu’il implique la complicité de la mère ainsi détournée de l’affection naturelle pour le petit qu’elle porte. Les médecins constatent les troubles psychologiques et moraux graves post-avortements : c’est encore le tabou. Les prétextes de cette abomination ne manquent pas : liberté de la mère de disposer de son corps (pourtant l’enfant est distinct d’elle-même), pression sociologique du milieu, difficultés de la vie, incommodité de la femme enceinte, risque de malformation du fœtus, voire la gène d’une naissance proche de la période de vacances. Tous arguments qui sont bâtis sur l’égoïsme. Comme le dit le Dr J.P. Dickès, autre gynécologue, la doctrine du jour est : « un enfant si je veux, quand je veux, comme je veux ». Au lieu d’encourager et aider les futures mères à garder, soigner et éduquer leur enfant, nos politiques organisent leur flingage. Leur logique des ‘droits de l’homme’ institue le meurtre des enfants innocents et abolit la peine de mort pour les criminels. Et ils nous font des leçons de morale fraternelle qu’ils appellent ‘républicaine’. Le sang de ces innocents crie vers le Ciel : ‘ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous ! ‘

     Comme pour d’autres génocides de notre passé, tu comprends que je ne marche pas dans ce système, que je ne m’incline pas devant ce tabou, et que je le dise, même à contre-temps … aux rescapés de l’avortement.

 
Mon cher Jacques, je te renouvelle mes amicaux sentiments.

 
Adrien Brotov

 

 
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