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Le battage médiatique autour du sort d’Ingrid Bétancourt met
une fois encore en lumière le rôle trouble des médias, et de tous ceux qui leur
font la cour…
Certes on ne peut que s’apitoyer sur le sort réservé à une
femme retenue otage depuis six ans par la guérilla colombienne et soumise à des
traitements inhumains. Pour autant ne constate t-on pas une étrange démarche des
médias et des hommes politiques autour de sa libération ?
Démarche humanitaire, certainement. Démarche politique sans
doute. Mais au-delà de ces considérations, comment ne pas être étonnés de
l’approche très biaisée de ce problème par les médias et nos hommes
politiques ?
En effet, hormis les quelques bonnes revues ou journaux de
la droite nationale, qui s’intéresse aux fondements idéologiques de la guérilla
colombienne ? Qui rappelle que celle-ci est animée par la plus pure pensée
marxiste ? Qui dénonce la marque typiquement communiste de ses
méthodes ? Qui souligne que les horreurs commises s’inscrivent dans la
stricte logique de l’action révolutionnaire ? Aucun parmi les tenants du
politiquement correct !
Les mêmes qui ont n’ont eu de mots assez durs sur la
« dictature » de Pinochet ou même sur le régime des colonels grecs
sont d’une indulgence étonnante vis-à-vis de ces bandits, moitié-guérilleros, moitié-trafiquants.
Parce que ces médias ont une idéologie de gauche, ils
pratiquent une indulgence coupable envers ceux qui sont issus de cette même
famille de pensée qu’ils ont seulement poussée dans ses extrêmes conséquences.
Et nos hommes politiques ne valent pas mieux : aucun ne dénonce
l’idéologie perverse de ces révolutionnaires, limitant leur démarche à des
appels pitoyables à libérer l’otage franco-colombienne.
Si la même mésaventure avait été le fait d’un groupuscule
d’extrême droite ou même seulement de droite que n’aurait pas entendu sur
« l’idéologie de haine » qui sous-tendrait l’action de ces « fascistes »
et n’aurait-on pas vu les médias prendre sévèrement à partie en France les
mouvements susceptibles de partager politiquement leurs vues.
Comme quoi l’important est d’être du bon bord, c'est-à-dire aligné
sur le politiquement correct, au risque d’être frappé d’amnésie aux yeux de
ceux des Français qui ont encore une once de bon sens…
Civitas et ses
amis font partie de ces Français qui résistent à la pression des médias, ils
font partie du pays réel que Maurras
opposait au pays légal et ils n’ont
pas fini de dénoncer l’amnésie sélective des médias…
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