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Ingrid Bétancourt, où l’amnésie des médias Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean Marc Leharnais   
04-03-2008

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 Le battage médiatique autour du sort d’Ingrid Bétancourt met une fois encore en lumière le rôle trouble des médias, et de tous ceux qui leur font la cour…

 Certes on ne peut que s’apitoyer sur le sort réservé à une femme retenue otage depuis six ans par la guérilla colombienne et soumise à des traitements inhumains. Pour autant ne constate t-on pas une étrange démarche des médias et des hommes politiques autour de sa libération ?

 

Démarche humanitaire, certainement. Démarche politique sans doute. Mais au-delà de ces considérations, comment ne pas être étonnés de l’approche très biaisée de ce problème par les médias et nos hommes politiques ?

En effet, hormis les quelques bonnes revues ou journaux de la droite nationale, qui s’intéresse aux fondements idéologiques de la guérilla colombienne ? Qui rappelle que celle-ci est animée par la plus pure pensée marxiste ? Qui dénonce la marque typiquement communiste de ses méthodes ? Qui souligne que les horreurs commises s’inscrivent dans la stricte logique de l’action révolutionnaire ? Aucun parmi les tenants du politiquement correct !

 

Les mêmes qui ont n’ont eu de mots assez durs sur la « dictature » de Pinochet ou même sur le régime des colonels grecs sont d’une indulgence étonnante vis-à-vis de ces bandits, moitié-guérilleros, moitié-trafiquants.

Parce que ces médias ont une idéologie de gauche, ils pratiquent une indulgence coupable envers ceux qui sont issus de cette même famille de pensée qu’ils ont seulement poussée dans ses extrêmes conséquences. Et nos hommes politiques ne valent pas mieux : aucun ne dénonce l’idéologie perverse de ces révolutionnaires, limitant leur démarche à des appels pitoyables à libérer l’otage franco-colombienne.

Si la même mésaventure avait été le fait d’un groupuscule d’extrême droite ou même seulement de droite que n’aurait pas entendu sur « l’idéologie de haine » qui sous-tendrait l’action de ces « fascistes » et n’aurait-on pas vu les médias prendre sévèrement à partie en France les mouvements susceptibles de partager politiquement leurs vues.

 

Comme quoi l’important est d’être du bon bord, c'est-à-dire aligné sur le politiquement correct, au risque d’être frappé d’amnésie aux yeux de ceux des Français qui ont encore une once de bon sens…

Civitas et ses amis font partie de ces Français qui résistent à la pression des médias, ils font partie du pays réel que Maurras opposait au pays légal et ils n’ont pas fini de dénoncer l’amnésie sélective des médias…

 
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