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Comment les patrons achètent la paix sociale |
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Écrit par Antigone
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03-03-2008 |
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Tous
les commentaires concernant l’affaire des fonds que l’UIMM aurait versés à des
syndicats me paraissent frappés au coin de l'hypocrisie la plus totale.
M.
Gautier-Sauvagnac s'est-il enrichi personnellement, il semble que non. En tout
cas, si l'on doit croire la vérité officielle, pas plus que MM Emmanuelli,
Juppé et tant d'autres. Tout le monde semble découvrir un système qui est de
règle depuis les années 70 (au moins). Je veux parler de l'entente tacite entre
syndicats patronaux et syndicats ouvriers. A 53 ans, et maintenant à mon
compte, je fus DRH de 1987 à 2005 dans des filiales d'entreprises du CAC 40 ou
étrangères de plus de 1500 salariés. Je peux témoigner que nombreux sont les
salariés qui sont payés, tous les mois, avec la richesse produite par leurs
petits camarades, à ne rien faire. Les patrons sont disposés à payer le prix
qu'il faut pour avoir « la paix sociale ». J'ai connu des délégués syndicaux
dans des entreprises de transport express (leader mondial), avec le titre et le
salaire de chauffeur poids lourd (le mieux payé de France), ne pas toucher un
volant en plus de trois ans .
Combien
les grandes administrations ou entreprises publiques ont-elle d'employés
rémunérés et délégués de façon permanente à des fonctions de permanents
syndicaux ? Combien l'Education Nationale a-t-elle de professeurs qui ne font
pas leur travail de pédagos ? Ne s'agit-il pas là aussi de détournement
d'argent ?
Quand
je vois Mme Parisot jouer les vierges effarouchées, je ne peux que sourire, quand je vois et
j'entends M. Bernard Thibault demander que toute la lumière soit faite, je lui
dis « chiche camarade !».
Si
les patrons avaient un tant soit peu de courage pour mener leurs rapports avec
des syndicats dits « représentatifs », ils n'auraient sans doute pas besoin de
caisse noire…
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