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Voix catholique : la première marche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Victor Gottereau   
14-07-2007

ImageLes dernières flammes de ce grand foyer de mots et de maux qu’a été la campagne présidentielle s’éteignent doucement, avant que ne reprenne, à l’heure où j’écris ces lignes, la bataille des législatives.

Si Civitas s'intéresse de près à la politique, il ne s'agit pas pour autant de prendre parti, de faire de la politique au sens républicain du terme. Son objectif premier maint fois répété est de faire entendre la voix des catholiques dans le débat politique, de montrer à la fois aux hommes politiques et à nos contemporains l’excellence de la doctrine sociale catholique appliquée à l’organisation temporelle de nos sociétés.

Il est temps de faire un premier bilan : la voix catholiques s’est-elle fait entendre dans les débats, le personnel politique y a-t-il porté attention, les catholiques représentent-ils une force capable d’infléchir dans le bon sens la « chose publique » ? Sans avoir la prétention de donner une réponse, nous tenterons de fournir quelques « grains à moudre » au lecteur.

 

Il ne s’agit pas ici de jauger la pertinence et l'efficacité de la notre action et de celle de nos amis. Il s’agit plutôt de « sentir le vent », de rechercher où en est le milieu catholique français aujourd’hui du point de vue des questions posées plus haut. Il est en effet essentiel pour la stratégie de notre combat de savoir ce qui va dans notre sens et ce qui s’y oppose.

 

Un champ de ruines

 

Autant le dire tout de suite : une synthèse froide des chiffres et des événements de la campagne n’est guère encourageante ; on pourrait même qualifier l’engagement des catholiques en politique de « champ de ruines ». Quelques faits sont révélateurs du poids dérisoire des catholiques en ce domaine, mais surtout de leur méconnaissance de la doctrine sociale de l’Eglise et de leur désintérêt pour elle.

Tout d’abord, même cette évidence doit être soulignée : le nombre de catholiques pratiquants n’a fait que chuter depuis 70 ans pour tomber aujourd’hui à moins de 8 % de la population française. Leur poids politique en est nécessairement réduit d’autant. Cela n’explique pourtant pas la faiblesse de la voix des catholiques en politique aujourd’hui, autrement plus faible que pourraient la faire entendre 8 % de français unis et décidés…

La répartition du vote des catholiques donnée par un sondage récent donne une explication supplémentaire : 45% ont voté pour Nicolas Sarkozy, 20% pour François Bayrou, 11% pour Ségolène Royal, 8% pour Jean-Marie Le Pen, 7% pour Philippe de Villiers, 4% pour Arlette Laguiller, 3% pour Marie-Georges Buffet et 2% pour Olivier Besancenot. Il faut bien sûr relativiser ces chiffres, issus d’un sondage (dont on connaît l’imprécision et la fréquente orientation idéologique), et établis sur un échantillon de catholiques « réguliers » (i.e. allant à la messe au moins une fois par mois…), mais enfin cela donne tout de même une tendance. Le constat est sans appel : 85 % des catholiques réguliers ont voté pour des candidats en rupture explicite avec la doctrine de l’Eglise. Cela peut se vérifier sur un point fondamental et binaire : tout candidat qui défend l’avortement en tant que droit est en rupture avec un point non négociable aux yeux de l’Eglise. On peut remarquer aussi que près de 10 % de catholiques dits pratiquants ont voté pour les tenants d’une idéologie marquée par l’Eglise comme « intrinsèquement perverse ». Cela laisse rêveur…

La conclusion de ces quelques chiffres est simple : les catholiques sont quasiment inexistants politiquement (en tant que catholiques, défendant les valeurs catholiques en politique). Mais gardons à l’esprit notre démarche d’analyse, qui est de saisir l’évolution de la résonance de la voix catholique. Aussi nous devons nous poser la question suivante : cette inexistence politique des catholiques est-elle un phénomène nouveau ?

 

Un siècle de ralliements

 

A examiner de près l’histoire des 120 dernières années, il semble bien que non !

Il serait trop long de fouiller en détail l’histoire de plus d’un siècle, contentons-nous de la survoler et d’en extraire les faits majeurs pour notre grille de lecture.

Le premier gros « coup » qui porta une blessure mortelle à l’existence politique des catholiques en France fut ce que l’histoire a appelé le Ralliement. Le Pape Léon XIII, par son encyclique de 1892 « Au milieu des Sollicitudes » préparée diplomatiquement dans les esprits des chefs catholiques, faisait un devoir aux catholiques français de se rallier à la république. Il ne s’agissait pas d’utiliser le système en place pour s’exprimer en tant que catholiques, mais d’en accepter les principes. Rappelons que nous sommes alors sous la Troisième République, celle des anticléricaux et des francs-maçons, des Ferry et des Grevy, fondée sur les droits de l’homme sans Dieu. C’était appliquer concrètement le libéralisme catholique théorique de Lammenais et de ses amis, pourtant condamné sans appel par l’Eglise quelques années plus tôt ! Cette politique est d’autant plus incompréhensible que dans le domaine doctrinal, Léon XIII fut un des plus grands papes « sociaux », révélateurs de la Doctrine Sociale de l’Eglise par ses encycliques fondatrices (Immortale Dei, Libertas, Sapientiae Christianae, Graves de Communi, etc….). Les causes immédiates semblent être d’une part le penchant immodéré de Léon XIII pour la conciliation, pensant par là favoriser l’installation des catholiques aux affaires (ce qui s’est révélé historiquement faux), d’autre part l’influence considérable exercée sur le pape par son Secrétaire d’Etat le cardinal Rampolla, dont il est admis qu’il fut un franc-maçon infiltré dans l’Eglise. C’est en tout cas un mystère de l’histoire que Dieu permet parfois.

Les conséquences du Ralliement furent énormes. L’opposition catholique à la politique antichrétienne de la Troisième République fut durablement anéantie. Les anticléricaux vont utiliser ce cadeau de Rome pour extirper la présence catholique de la société française : après les persécutions de l’enseignement catholique pour y substituer l’école de Ferry pendant les années 1880, la décennie qui suit sera le calvaire des congrégations qui seront expulsées, parfois avec une violence révoltante. Des dizaines de milliers de religieux sont spoliés, un nombre considérable d’écoles sont fermées « manu militari », des congrégations entières s’exilent à l’étranger. Puis ce fut la loi sur les associations de 1901, et enfin la loi de séparation de 1905. Face aux persécuteurs, en particulier Waldeck-Rousseau et Combes, où sont les catholiques ? invisibles ! Les chefs catholiques ont renoncé à toute lutte au nom de la politique du Ralliement. La belle épée d’Albert de Mun est émoussée, les députés catholiques se taisent, les évêques approuvent, la presse catholique, à de très rares exceptions près, est muselée.

 

Sur ces décombres va naître une fleur empoisonnée, héritière directe du libéralisme de Lammenais qui voulait marier l’Eglise et la Révolution. Il s’agit de la « démocratie chrétienne ». La principale école de pensée qui a donné naissance à ce concept politique désastreux est le Sillon, créé par un intellectuel brillant, Marc Sangnier. Encore étudiant, il fonde un petit périodique qui se présente ainsi : « Accepter notre temps tel qu’il est, l’aimer tel qu’il est, sympathiser avec toute recherche sincère de la vérité de quelque doctrine qu’elle procède, avec tout l’effort vers un idéal supérieur de quelque credo qu’il s’inspire, chercher entre nous-mêmes et ceux qui ne partagent pas nos idées les points communs par où l’entente peut s’établir… ». Cela donne le ton… Ce courant de la démocratie chrétienne va imprégner tout le XXème siècle, et il est clair qu’il s’agit d’une voix beaucoup plus démocrate que chrétienne !

 

Sur le terrain politique, il va s’exprimer par une succession historique de partis qui n’ont souvent eu de chrétien que le nom, et qui sont allés de compromis en compromissions avec la gauche républicaine et antichrétienne : la Ligue de la Jeune République, le Parti Démocrate Populaire (PDP), le Mouvement Républicain Populaire (MRP), l’Union pour la Démocratie Française (UDF) en sont chronologiquement les principaux. Souvenons-nous que Valéry Giscard d’Estaing, le président de la funeste loi Veil, est un démocrate-chrétien, comme l’est plus près de nous François Bayrou, qui présente dans son programme le mariage homosexuel, l’extension de l’avortement, la défense et le renforcement de la loi de séparation de 1905 !

 

Ce sera pire encore sur le terrain social. Le pape Pie XI sera une autre grande énigme de la papauté au XXème siècle, car, suivant les traces de Léon XIII, il sera l’éminent docteur de Quas Primas, en même temps qu’il mènera une incompréhensible politique de ralliements successifs. En l’occurrence, il est le créateur de l’ « Action Catholique » en France, qui sera exploitée dans le sens le plus libéral par les zélateurs de la démocratie chrétienne. La JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne), la JIC (Jeunesse Indépendante Chrétienne), l’ACGH (Action Catholique Générale des Hommes) , pour ne citer que les plus significatifs de ces organismes créés dans les années 30, deviendront au fil des ans des écoles de libéralisme théorique et pratique, voire des carrefours de subversion et des viviers de l’extrême-gauche ! Pie XII mettra fin à cette hydre tant l’anarchie y était devenue la règle.

 

Plusieurs importantes occasions de relèvement seront étouffées dans l'œuf. La première sera la Fédération Nationale Catholique (FNC) que le général de Castelnau créa dans les années 20 à la suite de la victoire du Cartel des Gauches. Ce mouvement qui suscita en quelques années un immense enthousiasme parmi les masses catholiques muselées pendant 30 ans de Ralliement était une formidable machine d'action des catholiques dans la société. L’autre grand mouvement, bien que plus proprement politique et ne se fondant pas explicitement sur le roc de la doctrine chrétienne, fut l’Action Française. Cette œuvre prônait dans les domaines politiques et sociaux tout ce qui découle de la doctrine catholique, défendant les valeurs naturelles et nationales, luttant contre l’anarchie et l’utopie.

Ces deux œuvres vont être victimes de la politique de Pie XI. L’Action Française, bien que vivier de catholiques convaincus, soutenue par de nombreux prélats et par saint Pie X, sera condamnée de la manière la plus ferme : par une incroyable ingérence dans le domaine politique, Pie XI faisait des adhérents de l’AF des pécheurs publics ! La FNC, elle, sera muselée et dissoute dans l’Action Catholique, avec le résultat que l’on connaît.

 

La deuxième moitié du siècle ne sera qu’une lente disparition de toute velléité catholique en politique. Après la parenthèse de l’Etat Français, les démocrates-chrétiens alliés aux communistes reviennent au pouvoir dans les fourgons de la Libération. L’anarchie de la IVème République s’achève par le retour du général de Gaulle, catholique libéral, aux affaires. La Vème République qu’il propose aux Français est la première qui se dit explicitement athée dans son préambule. Pourtant, la voix catholique pour s'y opposer sera faible, bien faible… aucun responsable catholique, aucun évêque n’ose s’élever explicitement pour dénoncer cette constitution sans Dieu.

 

Le Concile Vatican II est venu placer un point d’orgue à cette démission politique. La constitution sur la Liberté Religieuse, par son ambiguïté, confirmera les catholiques dans l’idée qu’ils sont des êtres bicéphales : un homme privé convaincu par sa foi et un homme public républicain et athée. Le catholicisme était définitivement relégué dans la sphère privée : ce fut le triomphe des libéraux.

 

En toute logique, le seul mouvement politique important de relèvement depuis cette époque, le Front National, a axé son discours presque exclusivement sur le terrain des valeurs naturelles et nationales. Même si un certain nombre de catholiques y sont présents, leur voix y est pourtant bien faible…

 

Le creux de la vague ?

 

Ce petit survol de notre histoire, même s’il est loin d’être une consolation, nous apporte la certitude que les idées catholiques en politique sont quasi inaudibles depuis bien longtemps. Quelques signes glanés au cours de cette campagne nous apportent au contraire l’espérance que nous sommes peut-être au creux de la vague…

En premier lieu, cela fait longtemps que n’avait pas eu lieu une aussi forte réflexion des catholiques sur le vote, cristallisée autour des fameux « trois points non négociables » (PNN). Il s’agit d’exigences minimalistes, formulées comme telle par le pape Benoît XVI il y a quelques mois, sans laquelle le catholique ne peut en conscience apporter son vote à un candidat ou un parti. Ces trois exigences sont : la défense de la vie de la conception à la mort naturelle, la défense de la famille naturelle et du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, la défense du droit primordial des parents pour le choix de l’éducation de leurs enfants. De nombreux médias, mais surtout le monde Internet, se sont fait l’écho de ces ardentes argumentations sur ces PNN et la valeur morale et politique du vote. C’est bien faible, me direz-vous… En effet, la portée du vote est somme toute assez dérisoire, et cet acte reste essentiellement privé.

C’est bien le débat public des catholiques sur la question du vote qui nous donne espoir. Certains catholiques militant à l’UMP se sont même évertués à démontrer contre toute évidence la compatibilité de leur champion avec les PNN. Nicolas Sarkozy lui-même s’est à plusieurs occasions « drapé de Christianisme » comme le titrait Le Monde, en déclarant entre autre que « le christianisme a vu naître notre nation ». Même si cela sent clairement la récupération politique de mauvais aloi, cela montre que l’UMP a cherché à se concilier les faveurs des catholiques, en tant que catholiques ; et cela est nouveau !

Il nous faut préciser ici que ce débat sur le « vote en conscience », s’il nous semble salutaire, n’est que le degré minimal de réflexion des catholiques sur la pertinence de la Doctrine Sociale de l’Eglise. La raison même d’existence de Civitas est justement l’explicitation de cette doctrine et son application concrète, aussi nous avons une vision beaucoup plus positive et plus étendue que celle de simples points non négociables : la Doctrine Sociale de l’Eglise n’est pas un ensemble de points négatifs à respecter, mais un système cohérent de principes positifs qui doivent illuminer l’ordre social : la liberté vraie, le bien commun, la propriété, la subsidiarité, la loi naturelle, les bonnes conception de la patrie, de la nation et de l’Etat, etc...

 Un autre fait nouveau s’est produit pendant cette campagne : les voix de plusieurs évêques se sont élevées pour rappeler enfin que la foi catholique a une implication sur l’homme public et sur la conception politique, même si l’axe directeur de ces interventions épiscopales était souvent réduit aux seuls PNN. Monseigneur Rey, évêque de Toulon, a tenu à ce sujet un langage clair : « "En privé, j’adhère à la morale catholique. Mais ma morale ne doit pas entrer en ligne de compte dans le vote des lois", disait récemment un parlementaire. Comme si la loi n’avait rien à faire avec la morale, et que celle-ci s’énonçait au gré de mouvements volatils de l’opinion et des impératifs de l’utilitarisme. L’éthique serait issue des urnes. Pour un chrétien, la dignité objective de l’être humain est fondée sur une vision de la personne voulue et aimée par Dieu, et sur l’unité du genre humain, fondée sur le respect accordé à chacun, en particulier vis-à-vis des plus faibles et des exclus ». Monseigneur Cattenoz a rappelé dans une lettre ouverte aux candidats quelques principes intangibles de constitution des sociétés : « La famille est le sanctuaire de la vie (...) L’institution du mariage, fondement de la famille échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme (…) La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie (…) Certes, il appartient aux politiques de gouverner, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler que l’économie se doit d’être au service de l’homme et du bien commun dans le respect de la justice sociale et de la solidarité humaine » 

C’est aussi tout un réseau de sites Internet, blogs, et autres forums qui ont permis l’expression publique d’une vision catholique des programmes et des déclarations des candidats. L’Internet est un média qui échappe encore dans une certaine mesure à la pensée unique, et une petite « blogosphère » catholique et nationale s’est mise en place depuis quelques années : le Salon Beige, Catholiques en Campagne, Liberté politique, E-deo, Vox Galliae, Bafweb ne sont que quelques exemples de lieux d’expression de la voix catholique en politique, même si des nuances importantes existent entre eux. A titre d’exemple, il est intéressant de noter que notre collectif « Catholiques en Campagne » a questionné les candidats sur quelques sujets cruciaux, et trois d’entre eux ont pris la peine de répondre, sachant que leur réponse serait rendue publique : Philippe de Villiers, Jean-Marie le Pen et Nicolas Sarkozy. Cela confirme une nouvelle fois que les politiques sont soucieux de s’attirer les bonnes grâces des catholiques un tant soit peu militants…

 

Enfin, et c’est cela peut-être le plus important, les héritiers de la démocratie chrétienne, que le langage courant a qualifié à juste titre de « catholiques de gauche », sont nous semble-t-il en voie d’extinction. A force d’adopter publiquement le programme et le langage de l’adversaire, ils se sont dissous dans ses troupes, pour ne plus jamais se présenter comme catholique. Petit à petit s’impose l’idée qu’un catholique qui s’exprime dans le débat public défend la famille, le mariage, l’école catholique, la patrie, stigmatisera l’avortement et l’euthanasie, sera le promoteur d’une vision saine de l’économie comme moyen au service des hommes et du bien commun, défenseur d’une vision juste et non absolue et l’Etat, préconisant une vraie subsidiarité dans l’organisation sociale. Le Français moyen percevra de plus en plus le catholique en politique comme représentant d’une frange désormais marginale de la population, mais s’exprimant avec un langage plus clair, se fondant plus volontiers et plus explicitement sur la Doctrine Sociale de l’Eglise. C’est du moins ce qui est en train de changer, et c’est une étape importante.

 

Un timbre plus juste

 Il faut bien sûr se garder de tout irréalisme, mais nous assistons sans doute à une évolution du paysage catholique en politique. Si la quantité ne fait que se réduire comme peau de chagrin, la qualité s’améliore, ou du moins se clarifie. Désormais, les catholiques qui s’avancent sur le terrain politique le font volontiers plus clairement, avec leurs convictions intactes. Le XXIème siècle ne sera pas celui des démocrates-chrétiens comme l’a été en partie le XXème siècle. Cette clarification ne nous donnera pas pour autant la victoire, mais c’est une étape nécessaire. Si les laïcs catholiques qui tentent d’infléchir la chose publique dans le sens du bien commun ne sont plus qu’un petit troupeau, ils ont néanmoins franchi la première marche en fondant leur action sur la vraie Doctrine de l’Eglise. 

La petite voix catholique est peut-être celle d’une clochette dans la cacophonie de la politique désormais en quasi-totalité en opposition avec les lois de Dieu, mais elle sonne plus juste qu’avant. Et nous ne pouvons que nous en réjouir.

 
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