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3 décembre 2006, le 2ème congrès national de l’institut Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Roland Féral   
17-12-2006

ImageTous les familiers de Civitas étaient au rendez-vous : fondateurs, responsables de cercles, simples membres, personnalités amies de l’institut, mais aussi, bien sûr, de nombreuses personnes qui découvraient Civitas pour la première fois.

C’est donc un public varié et manifestement très motivé qui a fréquenté ce 3 décembre les magnifiques locaux de l’ASIEM, derrière l’École Militaire, où se tenait le congrès, lui-même précédé la veille par un « dîner-militant » qui a rassemblé une bonne soixantaine de membres de Civitas.

Tous les familiers de Civitas étaient au rendez-vous : fondateurs, responsables de cercles, simples membres, personnalités amies de l’institut, mais aussi, bien sûr, de nombreuses personnes qui découvraient Civitas pour la première fois.

C’est donc un public varié et manifestement très motivé qui a fréquenté ce 3 décembre les magnifiques locaux de l’ASIEM, derrière l’École Militaire, où se tenait le congrès, lui-même précédé la veille par un « dîner-militant » qui a rassemblé une bonne soixantaine de membres de Civitas.

Ce fut une journée dense, porteuse de messages nets, précis, forts de ce militantisme avéré sans lequel les grandes idées restent lettres mortes... Après avoir ouvert les yeux, après s'être rendu compte, il ne faut pas tergiverser, il faut agir. Le thème retenu, résolument tourné vers l’avenir, était à lui seul tout un programme : « face à la crise politique, l’alternative catholique » avec pour corollaire : « rassembler la chrétienté ». C’est sur ce thème que, après une messe célébrée par monsieur l’abbé Tranchet, aumônier de l’institut, les conférenciers se sont succédés au cours de la journée.

Jean Marie Lagarde, Pierre Bernard et Olivier Pichon ont montré que face à la décadence du système politique actuel et face à la montée de l’islam, la seule alternative résidait dans la promotion d’une société chrétienne.

Cette alternative, encore appelée 3ème voie, a été détaillée par Victor Gottereau : s’appuyant sur la doctrine sociale de l’Église, il a proposé quelques illustrations concrètes de ce qu’un régime catholique pourrait prendre comme mesures visant à restaurer une société orientée vers le bien commun et le salut des âmes.

Xavier Demarque a montré que l’heure était à l’engagement. Rappelant pour les nouveaux venus les principes de fonctionnement des cercles de Civitas, il a ensuite présenté l’approche de l’institut en matière d’action et montré que Civitas pouvait se prévaloir d’un certain nombre d’actions conduites au plan national ou déclenchées localement. Ces actions pour les unes modestes, pour les autres d’une certaine ampleur, démontrent qu’aujourd’hui il est encore possible d’agir avec des chances non négligeables de succès.

Enfin deux messages forts ont été lancés, dont la portée va bien au-delà des membres de Civitas. François de Penfentenyo, tirant leçon de l’exemple des Vendéens, a prononcé un vibrant appel à la conjonction des efforts des catholiques de tout bord engagés dans le combat temporel, pour qu’en dépit de leurs divergences, ils coordonnent leurs actions pour les rendre plus efficaces.

Pour sa part, Jacques de La Vallée a appelé les congressistes et, au-delà, les catholiques et les hommes de bonne volonté à se joindre à la démarche de Civitas : il s’agit de profiter des débats occasionnés par les campagnes pour les présidentielles, puis les législatives, pour faire entendre la voix catholique dans la sphère politique. Deux axes ont été définis : d’une part une démarche vers les hommes politiques pour leur faire savoir que les catholiques veulent connaître leur positionnement sur les grandes questions par rapport à la doctrine catholique, d’autre part profiter de l’occasion pour faire savoir au peuple français que son avenir n’est pas dans le choix entre les hommes d’un même système verrouillé, mais dans la promotion d’une solution catholique aux maux qui assaillent notre société.

Mais le congrès ne peut se résumer à ces discours. En effet, démarche originale, fort de son expérience, Civitas avait mis en place de nombreux points de rencontre destinés à renseigner les congressistes sur les différentes formes que peut prendre l’action. C’est ainsi qu’il était possible de s’entretenir en tête à tête avec un animateur pour obtenir des renseignements sur la manière de monter une association, organiser une conférence publique, soutenir un conseiller municipal, résister au management moderne, créer un cercle, riposter sur Internet, etc. Cette formule a manifestant séduit les congressistes parce que démontrant l’engagement concret de Civitas dans le combat de la Cité et leur fournissant des cas concrets encourageants.

Mélange de conférences, d’informations délivrées par les points de rencontre, d’échanges au hasard des stands et d’une amitié militante, la cuvée 2007 du congrès s’est révélée très riche et prometteuse.

Tout est prêt pour que l’élan suscité au congrès force le cours des choses et permette aux catholiques de faire enfin entendre leur voix dans le débat politique.

 
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