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Interview du secrétaire général de Civitas à propos du congrès du 3 décembre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Roland Féral   
21-11-2006

Roland Féral, qui s’est beaucoup impliqué dans la préparation de ce congrès (voir l'annonce), souhaite informer le grand public des raisons de cette manifestation nationale. Pour cela, il a interrogé Martin Pellerin, secrétaire général de l’Institut.

Roland Féral : Civitas organise son 2ème congrès national le dimanche 3 décembre à Paris, pourquoi avoir choisi pour thème : face à la crise politique, l’alternative catholique ?

Martin Pellerin : L'heure de vérité est là. En dépit des manoeuvres de nos hommes politiques pour la cacher, la France connaît une crise sans précédent, une crise qui ne se limite pas à la classe politique et aux institutions qui la font vivre, mais qui menace notre patrie dans son existence même.

En fait, la France est dans l’impasse où le socialo-libéralisme la conduite, pire, elle est au fond de l’abîme. Le système fondé sur les droits de l’homme et le triptyque liberté-égalité-fraternité est plus que grippé, il implose, alors que, parallèlement, la montée de l’islam devient une préoccupation majeure pour ceux des Français qui aiment encore leur pays. Plus que jamais il importe de revenir aux seules valeurs fondatrices de la civilisation, celles de la Chrétienté. C’est pourquoi nous avons choisi ce thème.

R. F. : Qu’entendez vous par alternative catholique ?

M. P. : Face à cette crise, nous proposons la seule voie qui ait déjà fait ses preuves, c’est celle que nous enseigne le Christ, Roi et Sauveur des nations. Il s’agit de l’ensemble des valeurs, explicitées et détaillées dans la doctrine sociale de l’Eglise, qui sont les fondements d’une société juste et équilibrée, tournée vers le bien commun, le salut des âmes. Une saine philosophie définit ces valeurs, l’enseignement de l’Eglise les confirme et l’histoire de la Chrétienté en démontre la pertinence et l’efficacité.

R. F. : Mais pourquoi alternative ?

M. P.  : Parce que, face à la déliquescence du système issu des idéaux de la Révolution et à la montée de l’Islam qui menace la France dans son identité, nous devons proposer aux Français un autre choix, une autre solution, c’est cette alternative catholique.

R. F. : Ne sommes nous pas dans le domaine politique, est-ce bien le rôle de Civitas ?

M. P. : Mais absolument ! Civitas est une œuvre qui s’est donné pour mission de travailler au retour de la France à ses racines chrétiennes, il s’agit d’une action politique dans le sens où il faut agir sur la nature même de la société et sur son organisation. Nous sommes bien dans le domaine politique et il est normal que la voix catholique s’y fasse entendre.

En revanche, Civitas ne s’implique pas dans la politique politicienne, celle des partis, ce qui ne l’empêche pas quand il l’estime nécessaire de donner son point de vue sur les prises de position de tel ou tel parti ou homme politique.

R. F. : Civitas se limite-t-il aux combats des idées ?

M. P. : Pas du tout, depuis trois ans maintenant notre mouvement a pris des orientations qui l’amènent à s’engager directement dans des actions concrètes. Désormais il mène des actions nationales comme des campagnes de promotion de la famille face aux lobbies homosexuels ou le soutien aux étudiants confrontés aux facultés en grève dans l’affaire du CPE, mais ses cercles implantés dans de nombreuses villes de France peuvent également conduire des actions locales de promotion de nos idées, de protestation contre des démarches subversives ou de soutien d’élus ou de notables oeuvrant dans le sens de nos valeurs. C’est ce que vous découvrirez au congrès.

R. F. : Parce que le congrès traitera également de l’action des catholiques dans la cité ?

M. P. : Tout à fait. On peut même dire que le congrès mettra l’accent sur les actions concrètes de nos cercles et de nos membres. Une quinzaine de points de rencontre sont prévus où les participants pourront s’entretenir avec nos militants Il leur sera expliqué ce qui a déjà été réalisé, mais aussi comment s’y prendre pour agir dans son environnement local : commune, métier, monde associatif, etc. Si les conférences visent à expliciter les raisons de notre combat, les points de rencontre ont pour but de montrer qu’il est possible, même aujourd’hui, de réagir efficacement et, si nous sommes nombreux, de changer le cours des choses.

R. F. : Conférences, points de rencontre, y aura-t-il d’autres activités à ce congrès ?

M. P. : Les participants pourront également s’entretenir avec les responsables de l’institut, acheter des ouvrages recommandés, mais aussi obtenir des dédicaces d’un certain nombre d’auteurs qui ont écrit dans la revue CIVITAS. Mais surtout, le congrès sera l’occasion de faire deux annonces majeures qui dépasseront très largement le cadre de notre mouvement l’une à l’intention des différents mouvements et associations catholiques engagés dans le combat pour la restauration d’une France chrétienne, l’autre qui sera une invitation à participer à la campagne que Civitas va organiser sur l’année 2007.

R. F. : Peut-on en connaître la teneur ?

M. P. : Les deux messages sont à destination des tous les catholiques désireux de participer au redressement de notre pays, et même de toutes les personnes de bonne volonté, mais vous comprendrez que nous souhaitons offrir aux participants du congrès la primeur de ces deux annonces. J’invite donc les catholiques de tout bord qui veulent œuvrer au retour d’une France chrétienne à venir le dimanche 3 décembre au congrès de Civitas et à participer, à nos côtés ou sous leur propre bannière, à l’élan de reconquête dont notre pays a tant besoin.

R. F. : Une conclusion ?

M. P. : L’heure est grave, mais rien n’est joué. L’histoire nous a appris que la France a des ressources étonnantes, à condition qu’il y ait des Français qui se mobilisent pour le salut de leur Patrie. Plus que jamais, en cette période de perte des valeurs et des références, il appartient aux catholiques de montrer la voie du renouveau, c’est l’objet de notre congrès !

 
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