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L'actualité nous sert à intervalle régulier des petits faits de nature comparable, qui sont la manifestation d'un phénomène grave qui s'installe comme un virus sur notre société affaiblie : le lobbying de certains groupes de pression, ayant comme caractéristique commune d'être ceux de l'anti-France. Quelques exemples très récents illustreront mon propos.
Deux exemples révélateurs Le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), associé à l'éternel MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), a été froissé par les définitions données par le « Petit Robert » des mots « colonisation » et « coloniser ». A ce titre, il demande le retrait pur et simple du Petit Robert 2007 ! Le délit ? Le voici : « Colonisation : mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies », « Coloniser : coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses ». La neutralité tourne ici à l'insipidité, mais c'est déjà trop pour le CRAN.... Dans un autre registre, la SNCF, déjà l'objet de l'ire de la justice en juin dernier pour « complicité de crime contre l'humanité » dans la déportation des juifs, vient de subir les coups de boutoir de la Ligue des Droits de l'Homme, du MRAP (encore !), et du GISTI (Groupe d'Intervention et de Soutien aux Travailleurs Immigrés) pour les critères d'attribution de la carte de réduction Famille Nombreuse. Elle est en effet réservée aux seuls « citoyens français et aux originaires des colonies françaises ou des pays de protectorat » (l'article date de 1924, comme la formulation le suggère...). La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité), saisie sur cette affaire, a bien entendu donné raison aux plaignants, puisque c'est pour cela qu'elle existe. A quand la suppression du « N » de SNCF, qui – horresco refferens ! – signifie « nationale » ? Les conditions idéales d'un lobbying efficace On pourrait multiplier les exemples : toutes ces actions émanent de groupes dont la raison d'être est l'instauration d'une féroce « dictature des victimes ». Et, il faut bien le dire, leur efficacité est incontestable. On ne compte plus les reculades de l'Etat, des collectivités et des entreprises face à cette guerre larvée. Quelques souvenirs : interdiction de toute cérémonie pour l'anniversaire d'Austerlitz (rapport à l'esclavage, paraît-il...), fin du slogan publicitaire « y a bon banania », péripéties judiciaires du professeur Gollnisch pour avoir osé affirmer que pour la Shoah comme pour tout autre événement historique, les historiens doivent faire un travail critique, etc... On aurait tort de penser que les succès satisfont ces nouveaux censeurs, ils leur donnent au contraire des ailes. Car il faut bien être conscient que ces structures, systématiquement subventionnées par nos impôts, sont là pour exercer une pression permanente sur la société, et non pour obtenir une soi-disant non-discrimination. Leur audace paraît sans limite, et il est toujours instructif de faire quelques comparaisons mentales afin de s'abstraire d'un contexte auquel nous-même, nous nous habituons. Reprenons l'affaire du CRAN : Imaginez une seconde un CRAB (« Conseil Représentatif des Associations Blanches ») dans un pays de l'Afrique Noire, exigeant une autodafé d'un ouvrage dont une petite phrase a le tort de lui déplaire.... Tout ceci sent un racisme agressif, mais celui-ci au lieu d'être puni, est grassement subventionné ! Il faut alors se demander qu'est-ce qui rend ces associations aussi efficaces dans ce pilonnage systématique de notre identité. Car elles sont souvent quasiment virtuelles, et ne représentent presque rien ni presque personne. La principale réponse est à chercher dans ce que j'appelais le « Ministère de la vérité » dans un article homonyme du dernier numéro de la revue. Notre pays a en effet construit depuis 50 ans un système de défense et de diffusion de la « religion des droits de l'homme », tant sur le plan judiciaire (lois Pleven, Gayssot, loi HALDE, Taubira, etc...) que sur le plan institutionnel (CNCDH, HALDE, MIVILUDE). Ce système constitue d'abord un terreau très fertile à la prolifération de ces actions de lobbying. Lorsque la loi donne l'exemple, on comprend qu'il ne soit pas nécessaire de pousser beaucoup toutes ces bonnes âmes... Mais il constitue surtout un bastion extrêmement solide contre toute tentative d'interposition. Il ne faudrait pas tomber dans le manichéisme en pensant que l'ensemble de l'intelligentia du système encourage cette propagande. Une partie importante des politiques et des élites, peut-être même une majorité, ne fait que subir et surtout craindre. Aucun ne prendra le risque de s'opposer ni même de freiner les velléités de ces groupes, car ce serait en même temps aller contre le système qui se veut désormais un fondement idéologique de notre société, et qu'eux-mêmes ont souvent contribué à édifier. Il faut donc subir et céder, le salut de « l'homme des droits de l'homme » est à ce prix. La réaction d'un responsable du Petit Robert, Alain Rey, fut particulièrement emblématique : avec un petit tremblement d'amertume, il a déclaré au Figaro : « Cette polémique ne rend pas service à ces personnes dont je partage les idées ». Sans commentaire... La nécessaire caisse de résonance On peut apercevoir un autre élément indispensable au succès de ces actions : que cela se sache et qu'on en parle. Et là, la manoeuvre est gagnée d'avance ! La quasi-totalité des grands médias étant acquis à la gauche ou à l'extrême-gauche, ceux-ci se gargariseront du fait et de son interprétation à sens unique, dans les unes des journaux, à la télévision et à la radio. Ils créeront si besoin une polémique artificielle, là où elle est en réalité totalement inexistante. Reprenons l'affaire de l'anniversaire d'Austerlitz : une association (le « Collectif des DOM »), dont on serait curieux de savoir combien elle représente réellement de membres, fait renoncer les pouvoirs publics d'une nation de 60 millions d'habitants à une commémoraison militaire répétée tous les ans depuis deux siècles, au prétexte que l'empereur Napoléon aurait favorisé l'esclavage dans les territoires français outre-altantique. Vive la démocratie ! Les auteurs de cette manipulation sont bien les médias, et on a eu l'impression au plus fort de la polémique d'assister à un combat d'escrime à un seul combattant.... Au passage, il est intéressant de noter aussi combien ces groupes savent utiliser la notoriété des gens du show-biz pour faire parler d'eux. Les pénibles occupations d'églises par des sans-papiers ces dernières années ont presque toujours rameuté quelques brochettes de larmoyantes actrices se déclarant « solidaires », ou autres réalisateurs et chanteurs nous expliquant doctement la nocivité d'une identité nationale. La plupart des associations dont nous avons parlés sont soutenues médiatiquement par des « vedettes » du genre de Joey Starr, Jamel Debbouze, etc... Eux et nous Les deux conditions essentielles sont donc réunies pour que ce phénomène perdure et s'accentue en France : un terreau juridique et institutionnel particulièrement favorable, et une tribune médiatique plus que complice dans l'amplification. Il est totalement évident que nous ne jouons pas à armes égales avec ces gens-là, car nous ne disposerons jamais de ces deux éléments qui nous sont de surcroît foncièrement hostiles. Cela ne doit pas pour autant nous décourager d'agir concrètement dans la société. Notre action de laïcs catholiques s'inscrira plus durablement, plus localement, plus discrètement sans doute, dans les structures sociales naturelles auxquelles nous appartenons. Cette dictature des lobbies de l'anti-France qui repose sur des bases factices n'aura qu'un temps. Nous construisons sur le pays réel qui fut celui de la Chrétienté. La solidité des fondations est la condition de la pérennité de l'édifice. |