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La situation empire de jour en jour au Liban. Une partie des civils sont dans une situation critique, et les infrastructures sont en passe d'être totalement détruites. La complexité de la situation et de l'histoire récente de cette région nécessiterait une analyse circonstanciée et nuancée. Mais on peut d'ores et déjà mettre en lumière un fil directeur du conflit : C'est une guerre entre Israël d'une part, l'Iran et la Syrie d'autre part. Les armes du Hezbollah sont iraniennes et syriennes. Le rapt des 2 soldats de Tsahal devait immanquablement provoquer la réaction actuelle de l'Etat hébreu, c'était donc l'objectif recherché.
Cela se passe par Liban interposé, car porter la guerre directement sur le territoire adverse de la part d'un des deux camp provoquerait à coup sûr un embrasement incontrôlable. Alors comme au temps de la guerre froide, on s'affronte dans une région « tampon » exsangue politiquement et militairement. Cette lutte de toujours contre l'Etat d'Israël qui se concrétise dans cette nouvelle guerre est aussi une occasion pour les deux pays islamistes de poursuivre la destruction du Liban chrétien amorcées depuis plusieurs décennies. Ils sont la cause de la montée en puissance du Hezbollah, pour en faire ce qu'il est devenu : un état dans l'Etat. Aujourd'hui, ils lui donnent la puissance militaire. Israël, par sa réaction disproportionnée et surtout aveugle, fait finalement le jeu des islamistes du Hezbollah : en frappant les infrastructures du pays, il contribue à rallier les composantes modérés du pays derrière la milice terroriste. Mais que cherche donc l'Etat hébreu ? Cette situation est pourtant celle que nous connaissons depuis de nombreuses années. Alors pourquoi cet embrasement soudain ? Certaines réponses sont à chercher du côté de la politique intérieure et extérieure des deux pays islamistes : L'Iran espère disposer ainsi d'un moyen de pression afin d'avoir les mains libres diplomatiquement pour son programme nucléaire militaire, et affaiblir par ailleurs Israël en fédérant encore un peu plus le monde arabe contre lui. La Syrie quant à elle dispose là d'une opportune occasion de faire oublier l'encombrant dossier de l'assassinat de Rafic Hariri. Car si la résolution 1559 de l'ONU prévoyant le désarmement du Hezbollah n' a pas été appliquée, c'est en grande partie à cause de la liquidation du premier ministre libanais. On peut donc penser cet assassinat téléguidé par la Syrie, humiliée par son retrait forcé du Liban en 2005 sous la pression des Etats-Unis. La boucle est bouclée... En attendant, c'est une fois de plus le Liban qui trinque. Et surtout le Liban chrétien... |