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Décès de Maître Georges-Paul WAGNER Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marie Lachesnaie   
15-06-2006

ImageGeorges-Paul Wagner. C'était un nom qu'on ne prononçait jamais sans déférence, quand ce n'était pas une admiration franche et certaine. On l'avait écouté parler, on l'avait lu, on lui avait serré la main avec bonheur dans ces innombrables manifestations dont il a toujours fait partie.

 Disparu le dimanche 11 juin à l'âge de 85 ans, il plonge dans le deuil le mouvement national qu'il a tant marqué de sa présence. Un avocat, un orateur, un éditorialiste, un chroniqueur littéraire...

Il était de ces hommes qu'on pouvait qualifier de "complets", sachant aussi bien manier le verbe sur une estrade que le coucher sur le papier, discourant sur Platon et sur Maurras avec la même finesse d'analyse qui fit couronner nombre de ses plaidoiries. Et l'on ne s'avance guère en affirmant que le sens de l'Honneur et le respect du Vrai ont toujours guidé son action, pour cette France dont il aimant tant l'histoire et la langue.

Il mena de front sa carrière professionnelle au barreau de Paris, où il défendit entre autres personnalités les participants de l'attentat du Petit-Clamart, Jean-Marie Le Pen, le docteur Dor, Mgr Lefebvre... Il céda dans le même temps au bonheur de l'écriture (ou à la nécessité du combat!) en publiant un certain nombre d'ouvrages parmi lesquels La Comédie parlementaire (1988) D'un palais l'autre (2000) et Le procès de Maurras (2002). Collaborant régulièrement au journal Présent dans une chronique du lundi où démêlés judiciaires et sournoiseries politiques se serraient la pince, il l'honorait aussi volontiers d'un article littéraire soulignant une récente parution d'histoire au titre prometteur ou dévoilant son éternel penchant pour les maîtres gréco-latins.

En politique, il fut l'initiateur et le co-fondateur de mouvements, comme la Nouvelle Action Française en 1971 avec Bertrand Renouvin (dont la dérive gauchisante le fit s'éloigner en 1974), ou l'Institut d'Histoire et de Politique, centre de formation au service du FN, en 1986, aux côtés de Roland Hélie et Philippe Colombani. Cette même année il fut élu député des Yvelines, sous les couleurs du Rassemblement national, pour un mandat qui dura deux ans. Un temps certes court, mais qui lui permit de débattre maintes fois, de la voix ample et ronde qui était la sienne, contre "les fossoyeurs de la morale et du bon sens, les hypocrites parangons de la fausse vertu républicaine et de l'"antiracisme" destructeur des patries."(Jeanne Smits)

Avocat honoraire depuis le 1er janvier 2002, il avait succédé, en juin 2001, à l'historien Pierre Chaumeil à la tête de l'Association professionnelle de la presse monarchiste française, créée en 1882.

Ses obsèques seront célébrées le vendredi 16 juin à 10h30 en l'église Saint Nicolas du Chardonnet.

 
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