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A propos du Piss Christ

3644935486.jpgCommuniqué d’Alain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas
 
Alain Escada est le secrétaire général de l’Institut Civitas qui mène la mobilisation contre l’exposition à Avignon d’une photo sacrilège intitulée Piss Christ. C’est lui qui a appelé à signer une pétition demandant de retirer cette photo de l’exposition de la collection Lambert.
 
Samedi dernier, sur base d’un appel lancé seulement quatre jours auparavant, nous avons pu rassembler plus de 1.500 personnes dans les rues d’Avignon pour défendre l’honneur du Christ. Cette marche s’est déroulée sans le moindre incident, de la place du Palais des Papes d’Avignon jusqu’aux portes du musée abritant la collection Lambert. Ce même samedi, une délégation avait été reçue par la Mairie d’Avignon. Contrairement à ce qui nous avait été dit, la direction de l’exposition a par contre préféré la stratégie de la chaise vide à l’heure où nous avions proposé une rencontre avec notre délégation.
 
Le lendemain matin, selon ce que j’ai pu lire dans la presse, une ou plusieurs personnes aurai(en)t frappé au marteau le cadre contenant la photo scandaleuse avant de prendre la fuite.
 
L’insistance des médias m’invite à publier un communiqué à ce sujet.
 
Il tient en cinq points.
 
1) L’Institut Civitas a toujours agi dans le cadre de la stricte légalité et entend bien continuer à agir de la sorte. Nous avons appelé d’abord à signer une pétition, pétition qui a rassemblé à cette heure près de 82.000 signatures. Nous avons ensuite organisé une manifestation à Avignon qui a rassemblé plus de 1.500 personnes. A l’issue de cette manifestation, j’ai déclaré au micro que l’étape suivante consistait pour nous à faire savoir au sommet de l’Etat notre indignation vis-à-vis de ce sacrilège exposé publiquement avec l’aide de l’argent du contribuable. 
L’Institut Civitas n’a donc aucun lien avec le fait divers qui s’est déroulé dimanche matin.
 
2) L’Institut Civitas n’a ni à cautionner ni à condamner ce qui s’est passé dimanche matin à Avignon. Ce fait divers reflète une exaspération compréhensible. Voilà où mène l’inertie des autorités et le refus de dialoguer de la direction de la collection Lambert.
 
3) Je ne connais pas le véritable contexte de ce fait divers mais je m’étonne que ceux qui l’ont commis aient pu agir avec une telle facilité. Quelques jours au préalable, les organisateurs de l’exposition avaient fait savoir notamment par voie de presse que des mesures de sécurité avaient été prises pour protéger ce qu’ils considèrent comme une œuvre d’art. Il est donc surprenant qu’au lendemain de notre manifestation, l’exposition ait ouvert ses portes dans une certaine désinvolture et sans que la sécurité annoncée ne permette ni d’empêcher la dégradation de la photo litigieuse ni de retenir les auteurs de ce fait.
 
4) Je constate que ce fait divers permet une victimisation qui tombe bien à point pour la direction de la collection Lambert et permet de redorer son blason alors qu’elle était stigmatisée, y compris par des députés et sénateurs, pour le caractère offensant et anti-chrétien qu’elle véhiculait à travers le contenu de cette exposition.
 
5) Je reste persuadé que jamais on n’aurait exposé dans une salle bénéficiant de subventions de la mairie un symbole musulman ou juif baignant dans de l’urine.. Cela témoigne d’une christianophobie qui va grandissante en France depuis quelques années.
 
Je précise encore, si besoin en était, que devant l’obstination de la direction de la collection Lambert à exposer cette photographie sacrilège, nous entendons bien maintenir notre mobilisation et, dans l’attente de nouvelles consignes que nous communiquerons sous peu, nous invitons à continuer à signer notre pétition. Je constate par ailleurs que la dégradation ne devait pas être bien importante puisqu’elle permet dès mardi matin de présenter à nouveau au public cette ignoble photographie.
 
Alain Escada,
secrétaire général de l’Institut Civitas